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[C'est quoi...] La radicalisation

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[C'est quoi...] La radicalisation

Le terme « radicalisation » est présent dans les esprits de chacun depuis déjà de nombreuses années, celui-ci étant bien souvent rattaché au terrorisme djihadiste.                                                              

 

 

 

 

Par Lucie Bourgeois du Monde de la Sécurité

Publié le 8 mars 2021

 

Le verbe « Radicaliser » est défini par le dictionnaire Larousse comme étant le fait de « Rendre un groupe, son action, plus intransigeants, plus durs, en particulier en matière politique ou sociale : En déclenchant la grève, le syndicat radicalise ses revendications. »

Ainsi, il convient de réaliser que la personne ou le groupe qui prend le chemin de la radicalisation ne le fait pas forcément dans la violence. C’est pour cela qu’il est tout d’abord indispensable d’opérer une distinction entre la radicalisation violente et la radicalisation non violente.

Les classifications de radicalisation

De grandes figures de l’Histoire, à l’image de Nelson Mandela, Gandhi ou Martin Luther King, se sont, lors de leur parcours, radicalisés sans violence. A l’inverse, des personnalités comme Joseph Staline ou Adolf Hitler, ont opté pour une stratégie bien différente : après la radicalisation, ils se sont livrés à une violence inouïe.

Grâce à ces exemples, nous sommes alors en capacité de distinguer deux formes de radicalisation, la radicalisation non violente et la radicalisation violente.

En premier lieu, la radicalisation non violente concerne des personnes ou des entités radicalisant leurs actions, leurs attitudes ou même leurs discours. Ainsi, aucune volonté de violence ne se dégage de ces comportements, personne ne conçoit de mener des actions violentes qui pourraient entrainer des décès dans le camp adverse. Pour autant, des mots, des postures ou attitudes peuvent apparaitre comme très violents.

En second lieu, la radicalisation violente est généralement présente au sein de groupes politiques extrémistes, des groupes religieux quelle que soit leur confession mais également des personnes militant pour des causes uniques. A ce titre, nous pourrons trouver des individus anti-avortement, homophobes, autonomistes, ou encore des tueurs de masse. Pour ces personnes gravitant dans des milieux radicalisés, la violence subsiste comme moyen afin d’exprimer leur idéologie ou leurs croyances.

Le long cheminement de la radicalisation

Le processus de radicalisation comporte constamment plusieurs étapes, et ce pour tous les profils succombant à la radicalisation.

La première étape est le basculement. La personne radicalisée va s’enraciner dans une idéologie en ayant un nouveau regard sur une situation donnée. Cette démarche sera empreinte de frustration, de paranoïa, de conspiration mais aussi parfois d’égocentrisme.

La personne qui entre dans le mécanisme de radicalisation pensera alors détenir la vérité, qu’elle soit ou non encouragée par une tierce personne. Son discours va s’endurcir et elle finira par se couper spontanément des personnes qui ne tiendront pas des positions favorables aux leurs.

La difficulté de la radicalisation de certaines personnes se trouve dans le fait qu’elles ne sont parfois pas « détectables ». En effet, certains individus s’attacheront à dissimuler leur nouvelle vision et leurs opinions pour demeurer dans la discrétion.

La deuxième phase se matérialise par le fait que ces personnes sont persuadées que les mots n’auront pas d’impact, et que seule la violence sera la clé de l’évolution. Ainsi, si tel n’est pas déjà le cas, les personnes radicalisées se focaliseront sur des sports de combat pratiqués à outrance, acquerront des armes blanches ou des armes à feu. Dans la même optique, elles s’imprègneront de vidéos ou tout autre type de communication empreints de violence. Ces personnes pourront également se rapprocher des personnes partageant la même idéologie.

Enfin, la dernière étape est l’immersion totale dans l’action violente/terroriste. Les personnes radicalisées auront alors comme objectif de s’attaquer à des biens matériels, ou des êtres humains, en fonction de la cause objet de leur radicalisation. En cas d’attaque violente sur des personnes, certains auront pour but d’atteindre des cibles identifiées telles que des policiers, des militaires, des politiques, etc. Néanmoins, certains individus radicalisés choisiront de frapper de manière totalement aveugle. Leur mode d’expression devient alors le Chaos.

En haut de la pyramide terroriste, les fins stratèges ont pour ambition ultime d’obtenir des réactions violentes et stigmatisantes de personnages politiques. L’objectif d’une telle méthode ? Rallier à leur cause des individus qui n’y auraient pas adhéré en temps normal.

Le radicalisme n’est pas l’équivalent du terrorisme

La radicalisation n’est qu’une étape dans une démarche personnelle qui se tournera, ou non, vers la violence.

Afin de prévenir la radicalisation, quelle que soit sa forme, la solution ne peut être que l’éducation. Les personnes empruntent la voie de la radicalisation à cause de l’ignorance, mais également face au manque de vision globale.

Face aux personnes radicalisées ayant fait le choix de la violence, la réponse première que l’on puisse apporter est la répression, l’éducation prenant la relève par la suite.

Bien entendu, tous les individus prônant une religion au point de se radicaliser ne se tourneront pas vers le terrorisme. De même, les syndicalistes radicalisés ne deviendront pas nécessairement des casseurs ou des terroristes.

Le radicalisme est un véritable fléau progressant à plusieurs vitesses, de manière très rapide, ou a contrario très lente. Dans ce dernier cas de figure, plus le radicalisme prend du temps à s’installer, plus il devient machiavélique et plus le déracinement sera complexe.

Fort heureusement pour nous, toutes les personnes radicalisées et qui sont, pour certaines d’entre elles, fichées S, ne tomberont jamais dans le terrorisme.

 

Vous vous intéressez aux problématiques de radicalisation et de terrorisme ? Retrouvez d’autres publications en lien avec cette thématique sur Le Monde de la Sécurité.

 

 

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Vendredi 16 Avril 2021 | Catégorie : Radicalisation
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