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Le procès de l’attentat déjoué avant l’Euro de football de 2016 en 5 points

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Le procès de l’attentat déjoué avant l’Euro de football de 2016 en 5 points

Le procès de Reda Kriket et des six hommes soupçonnés d’avoir projeté un attentat jihadiste en France avant l’Euro 2016 de football s’est ouvert ce lundi devant la cour d’assises spéciales de Paris. Les sept accusés doivent être jugés jusqu’au 9 avril pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et pour « usage de faux documents administratifs » dont est accusé Reda Kriket. Retour, en cinq points, sur les évènements.

 

Par Théo Zuili du Monde de la Sécurité 

Publié le 10 mars 2021 à 9h58

 

L’arrestation de Reda Kriket

Alors que les craintes étaient élevées autour de l’Euro de football de 2016, aucune attaque terroriste n’a eu lieu. Manuel Valls, alors premier ministre, avait dévoilé qu’un attentat « particulièrement meurtrier » avait été déjoué juste avant la compétition. Il faisait référence à l’arrestation de Reda Kriket, un Français âgé de 34 ans, déjà condamné auparavant en Belgique dans une affaire de filière djihadiste vers la Syrie.

Son interpellation et son interrogatoire menés par la DGSI avaient permis la découverte d'un arsenal dans un appartement d'Argenteuil, dans le Val d'Oise, deux jours après les attentats de Bruxelles et moins d'une semaine après l'arrestation de Salah Abdeslam. Les policiers ont mis la main sur de l'explosif de type TATP, du matériel de chimie, sept armes de poing, six fusils d’assaut, des bombes lacrymogènes, des chargeurs de kalachnikov, un carton contenant des milliers de billes métalliques, plusieurs boîtes de cartouches, des couteaux à cran d’arrêt, des dizaines de téléphones portables dont l’un était relié à des fils rouges, plusieurs passeports, des brouilleurs d’ondes et des plans de Paris.

Les sept suspects

Quelques jours après l’arrestation de Reda Kriket, Anis Bahri était arrêté aux Pays-Bas à la demande des autorités françaises, avec 45 kg de munitions trouvés lors d’une perquisition. En parallèle, on retrouvait aussi l’ADN de trois autres complices sur l’arsenal de la cellule d’Argenteuil : Abderrahmane Ameuroud, Yasin Alami et Soufiane Belouafi. Les deux derniers accusés avaient été interpellés en Turquie en novembre 2015 au tout début de l’affaire : Miloud Feia et Tarek Bahiri, le frère d’Anis Bahri.

Une justice française face à celle de Dieu

Anis Bahri a refusé de comparaitre au procès qui a débuté ce lundi. Reda Kriket, lui, refuse que ses avocats plaident le droit pour le défendre. « Je n’accepte et ne reconnais uniquement que les lois de mon Tout Puissant », a-t-il affirmé ce lundi devant la barre. « Je ne souhaite pas que mes avocats me défendent avec les articles de votre loi, par contre ils peuvent présenter les faits ».

Une foule d’hypothèses

La cible de l’attentat présumé est toujours inconnue à ce jour. L'enquêtrice SE572 de la DGSI est toutefois certaine que « une tuerie de masse particulièrement sanglante et organisée » était prévue. Selon elle, la volonté des suspects aurait été de « tuer un maximum de gens ».

Depuis son interpellation, Reda Kriket a toujours soutenu qu'il n'avait pas de projet terroriste, qu’il n’avait pas été radicalisé et qu’il n’avait jamais effectué de voyage en Syrie. Il a expliqué dans un premier temps avoir loué l’appartement où les armes ont été trouvées pour rendre service à un certain Abu Badr. L’accusé avait ensuite reconnu que cet homme n’existait pas et qu’il avait bien acheté ou volé les armes retrouvées. Selon lui, elles devaient servir pour « voler des dealers ». Les billes métalliques, elles, devaient être utilisées dans le cadre d’entraînements au tir avec airsoft, selon la version de Reda Kriket. Il aurait aussi essayé de fabriquer un détonateur pour tester l’explosif qu’il comptait revendre, tout comme les nombreuses pièces d’identité saisies. Les six autres accusés réfutent également être impliqués dans un projet d’attentat.

La cible hypothétique de l’attentat présumé serait l’Euro de football de 2016. Impossible, pour le moment, de déterminer si une attaque aurait visé un stade ou des fan-zones.

Qu’encourent les suspects ?

Jugés pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » et pour « usage de faux documents administratifs », les suspects encourent la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès devrait prendre fin le 9 avril.

 

 

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