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[Décryptage] Le procès d’Ikea France

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[Décryptage] Le procès d’Ikea France

Ce lundi s’ouvre le procès de l’entreprise Ikea France et de quinze personnes, jugées pour avoir espionné des salariés et des clients mécontents. L'entreprise encourt jusqu'à 3,75 millions d'euros d'amende.                                                                                   

 

 

 

Par Théo Zuili du Monde de la Sécurité 

Publié le 22 mars 2021 à 14h55

 

L’affaire avait été révélée en 2012 par Le Canard Enchaîné et Médiapart. Les journalistes exposaient comment « Ikea a mis au point une vaste entreprise d'espionnage des salariés ». Des courriers électroniques entre le directeur de la sécurité d’Ikea France et le patron de la société d’investigation privée Eirpace, avaient été diffusés. Dans ces derniers, Ikea demandait à enquêter sur des salariés et des candidats à l’embauche en fournissant à la société de surveillance leur nom, prénom, date et lieu de naissance et numéro de Sécurité sociale. Cette dernière fournissait en retour à Ikea leurs antécédents judiciaires et leurs habitudes. La filiale allouait un budget de 30 000 à 600 000 euros par an à cette mesure de sécurité zélée, strictement interdite par la loi. Le syndicat Force Ouvrière avait alors déposé plainte au parquet de Versailles et une instruction, qui a duré plus de huit ans, a débuté.

Après 8 années et 4 juges d’instruction, place au procès

Ce lundi 22 mars débute donc le procès de la société et de quinze personnes pour « collecte de données à caractère personnel dans un fichier par un moyen frauduleux », « détournement de la finalité d’un traitement de données à caractère personnel », « divulgation illégale volontaire de données à caractère personnel » et « violation du secret professionnel ». Sur le banc des accusés se trouvent d’anciens dirigeants d’Ikea France, des policiers et le patron de la société privée de surveillance. L’entreprise encourt jusqu’à 3,75 millions d’euros d’amende, certains prévenus risquent jusqu’à dix ans de prison.

 

 

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