Accès espace professionnel

NOS OFFRES PRO : Référencement & Visibilité

[Décryptage] 26 mesures pour résoudre les « Cold Cases »

Facebook Twitter Linkedin Imprimer

[Décryptage] 26 mesures pour résoudre les « Cold Cases »

Un groupe de travail sur les affaires non élucidées vient de rendre un rapport. Il pointe du doigt le système actuel jugé totalement inefficace et propose 26 mesures pour traiter ces affaires plus efficacement.                                                                                             

 

 

Par Lancelot Mésonier du Monde de la Sécurité

Publié le 29 mars 2021 à 16h03

 

Mis en place en 2019, un groupe de travail composé de magistrats, d’avocats, de policiers et de gendarmes a remis un rapport à la chancellerie sur le traitement des affaires dites « Cold Cases ». En tête des recommandations, la création d’un « bureau des enquêtes criminelles cold cases » dans chaque cour d’appel, le recensement de toutes les affaires non-élucidées ainsi que celles toujours en cours mais très anciennes. Cela aura alors pour but de créer un fichier regroupant toutes ces affaires, ressource inexistante aujourd’hui.

Le rapport que s’est procuré Le Parisien pointe « la pauvreté de la mémoire judiciaire actuelle », on ne sait pas combien d’affaires non-résolues trainent dans les tiroirs des archives des tribunaux.  Il préconise aussi de donner ces affaires à des magistrats spécialisés, en particulier aux Juridictions interrégionales spécialisées (JIRS) qui s’occupent aujourd’hui des affaires de criminalité organisée et de délinquance financière présentant une grande complexité.

Changer de méthode

Le groupe de travail fait le constat qu’il faut changer notre approche sur ces affaires. Il prend en exemple le travail de la juge Sabine Khéris, qui a repris le dossier Fourniret et permis des nombreuses avancées, notamment grâce aux confidences d’une codétenue de l’ex-femme du tueur en série. Le rapport insiste sur ce point « il faut chercher le renseignement là où il se trouve », en prison en l’occurrence, là où les langues peuvent se délier. Il est également préconisé l’interdiction de la destruction de scellés dans les affaires non-résolues, fixer à 30 ans le délai de prescription pour l'ensemble des crimes de sang, contre 20 actuellement, ou encore de systématiser les recherches génétiques en parentalité.

En octobre 2020, une division cold case avait été mise en place par la Gendarmerie nationale. A cette date, les gendarmes avaient réussi à résoudre un crime non-élucidé jusqu’alors et travaillaient sur 14 autres.

 

 

Articles similaires
[Décryptage] Le gouvernement souhaite relancer le travail en prison

[Décryptage] Le gouvernement souhaite relancer le travail en prison

Vendredi 03 Décembre 2021 | Catégorie : Justice
Professionnels : Offrez une vitrine à votre activité !

Profitez de nos pages vitrines haut de gamme pour présenter votre société dans notre Annuaire /vos matériels et solutions dans Équipement /vos événements dans notre Agenda.

Diffusez vos Offres d'emploi auprès de notre communauté ciblée.

Distinguez-vous & gagnez en notoriété en occupant des espaces publicitaires privilégiés.

Pour tous vos besoins de rayonnement et de communication, Le Monde de la Sécurité vous propose des solutions à vos mesures

Pour en savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits, veuillez consulter notre Politique de gestion des données personnelles.
Suivez-nous