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[C’est quoi...] Le service national du renseignement pénitentiaire

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[C’est quoi...] Le service national du renseignement pénitentiaire

Dernier né des services de renseignement français, implanté au sein même des prisons de l’Hexagone, il a pour mission de lutter de l’intérieur contre les différentes menaces potentielles.                                                                                                                                                                                                                        

 

 

Par Lancelot Mésonier du Monde de la Sécurité

Publié le 16 avril 2021 à 15h28

 

Inauguré en 2017 par le ministre de la Justice de l’époque, Jean-Jacques Urvoas, le bureau du renseignement pénitentiaire, est devenu depuis, le service national du renseignement pénitentiaire (SNRP). Il dépend directement de la direction de l’Administration pénitentiaire (DAP), et rend compte à son directeur. Il s’organise sur le territoire en Cellules interrégionales du renseignement pénitentiaire (CIRP).

Le SNRP a des missions bien précises : « Rechercher, collecter, exploiter, analyser et diffuser les informations et renseignements susceptibles de révéler des risques d’atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation, à la sécurité des établissements pénitentiaires, des établissements de santé destinés à recevoir des personnes détenues et des services pénitentiaires » (NDLR, article 2 de l’arrêté du 29 mai 2019 portant création et organisation d’un service à compétence nationale dénommé « Service national du renseignement pénitentiaire »). Une vigilance particulière est accordée au risque d’évasion et à la prévention d’actes ultra-violents en prison (viol, torture, meurtre). Depuis les attentats de 2015, les services pénitentiaires s’attachent également à repérer les signes de radicalisation des détenus, tâches qui incombent dorénavant au SNRP. Les détenus suivis par le SNRP sont pour la plupart inscrits au fichier DPS (NDLR, Détenu particulièrement signalé). Ce fichier regroupe les détenus les plus dangereux.

Faire parler les murs de prison

L’une des particularités de ce service de renseignement c’est qu’il doit exploiter majoritairement « les sources ouvertes », à savoir Internet, les réseaux sociaux et surtout le renseignement humain, à savoir écouter ce qu’il se dit dans la prison, parler aux détenus, certains deviennent même des sources fiables.

Le SNRP peut toutefois recourir à des méthodes de renseignement plus intrusives. Il est possible de mettre en place des systèmes de géolocalisation, d’obtenir auprès des opérateurs la liste des appels émis et reçus par un terminal ainsi que sa localisation lorsque des téléphones sont introduits illégalement au sein de l’établissement. Toutefois, ce dispositif concerne uniquement les détenus soupçonnés d’être dangereux pour la prison ou la société. Ainsi, cette mesure très intrusive, permettant la sonorisation des parloirs et des cellules, constituant les seuls espaces privés en détention, n’est accordée que dans des cas précis, afin de ne pas contrevenir au droit au respect de la vie privée.

 

 

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