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[Décryptage] Quelles mesures de sécurité pour les reporters en zones de guerre?

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[Décryptage] Quelles mesures de sécurité pour les reporters en zones de guerre?

Ce jeudi, au Burkina Faso, deux journalistes espagnols et un Irlandais qui avaient été kidnappés le lundi 26 avril ont été exécutés. Retour sur les mesures qui tentent de garantir la sécurité des reporters étrangers en zone de guerre.                   

 

 

 

Par Théo Zuili du Monde de la Sécurité 

Publié le 28 avril 2021 à 15h45

 

Les reporters sont exposés à de nombreux risques pour pratiquer leur métier dans les zones de guerre de la planète. Terrorisme, conflits armés, kidnapping, dictatures, insurrections, criminalité, climat extrême, maladies… Ces journalistes dont le métier consiste à se déplacer sur le terrain sont amenés à risquer leur vie pour rapporter de l’information. Entre 2005 et 2017, plus de 750 journalistes ont été tués dans le cadre ou à raison de leur travail.

Le Conseil de sécurité des Nations unies a adopté des résolutions sur la protection des journalistes dans les conflits armés. L’Assemblée générale se déclare « profondément préoccupée par toutes les violations des droits de l’homme et atteintes commises contre la sécurité des journalistes » et « condamne sans équivoque toutes les attaques et actes de violence visant les journalistes et les membres des médias ». Pour protéger les journalistes, l’organisation non gouvernementale Reporters sans frontières prête des casques, gilets pare-balles et balises de détresse. L’ONG fournit également un guide pratique pour « éviter les pièges du terrain ».

Mais outre l’assistance de ces organisations qui luttent pour la liberté de la presse, les reporters sont livrés à eux-mêmes lorsqu’ils partent en zones de guerre ou dangereuses. Il leur revient de garantir leur sécurité.

Sécurité sanitaire

Selon leur lieu de séjour, les journalistes reporters doivent être vaccinés contre un éventail de maladies : fièvre jaune, rougeole, rage, méningite, hépatite… Ils doivent également se prémunir de protection contre les moustiques qui pourraient être les hôtes du paludisme. Il est également conseillé de faire un stage de secourisme.

Assurance

Surtout pour les reporters pigistes, l’ONG Reporters sans frontières conseille de souscrire une assurance et une assistance couvrant la maladie, le rapatriement, l’invalidité et le décès.

Cybersécurité

Dans le cas d’un kidnapping, il est fréquent que les ravisseurs utilisent les moteurs de recherche pour trouver des informations sur leurs otages. Il est donc impératif de ne laisser aucune trace de son identité sur Internet. Il faut cependant rester en mesure de prouver être un journaliste et non pas un espion, c’est pourquoi il est recommandé de se créer une boîte mail « morte » pour y enregistrer sa carte de presse et les autres documents importants. Les journalistes doivent également chiffrer leurs communications et utiliser des VPN.

Sur place

Les reporters peuvent se loger dans des hôtels internationaux hautement sécurisés lorsqu’ils en ont le luxe, mais il est conseillé de se fondre discrètement dans la masse. France Médias Monde conseille de prendre une photo de groupe avec le chauffeur et le véhicule, marque et plaque d’immatriculation bien visibles, pour l’envoyer à un contact dans son pays d’origine. Cette photo pourrait être utile en cas de disparition ou de kidnapping. Dans une zone de combat, les journalistes doivent porter un gilet pare-balles et un casque et se démarquer comme journaliste. En cas de menaces de mort dans un pays où il n’y a pas d’État de droit et où les autorités locales ne sont pas en mesure ou disposées à offrir une protection, il est impératif de les signaler aux organisations de défense de la liberté de la presse pour organiser un soutien.

Et en cas de prise d’otage ?

Les principaux preneurs d’otage dans le monde sont aujourd’hui les terroristes islamistes. Pour les groupes armés, les kidnappings restent un business juteux et pratique : ils permettent de faire régner la terreur et d’obtenir une allégeance totale des observateurs potentiels tout en finançant leur guerre grâce aux rançons. Le nombre de journalistes détenus dans le monde s’élevait à 387 fin 2020. Les journalistes parviennent parfois à se libérer eux-mêmes, mais souvent, c’est la diplomatie qui parvient à leur libération, en payant les rançons ou en faisant pression sur les kidnappeurs. Quand rien de cela ne fonctionne, les reporters peuvent être libérés par des factions rivales ou par les services de sécurité extérieure, comme la DGSE en France.

 

 

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