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Un ex-opérateur de la BRI se lance dans une nouvelle aventure – Le portrait de Philippe Deparis

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Un ex-opérateur de la BRI se lance dans une nouvelle aventure – Le portrait de Philippe Deparis

Au cœur d’un groupe uni, solidaire, se cache des individualités. Philippe Deparis a fait partie d’une unité d’élite où la cohésion fait la force, la BRI. L’homme de 47 ans s’est lancé un nouveau défi, une dernière mission, écrire un roman.           

 

Portrait de Philippe Deparis, ex-opérateur de la BRI et auteur du livre "BRI : Les formes de l'ombre"

Réalisé par Jean-Jacques Richard du Monde de la Sécurité 

Publié le 18 juin 2021 à 15h59

 

BRI : ces trois lettres résonnent dans la tête de chacun, notamment depuis les attentats de 2015. La Brigade de Recherche et d’Intervention était plus connue du grand public avant les funestes évènements de 2015 sous les appellations de brigade antigang ou l’antigang.

Il est toujours difficile d’imaginer qui se cache derrière ces hommes en noir qui portent cagoule et fusil d’assaut en bandoulière. Sous le pseudonyme de Philippe Deparis se cache un homme de 47 ans à l’élocution aussi posée que parfaite. À la question « pourquoi vous êtes-vous lancé dans l’écriture d’un roman ? », Philippe a cette réponse étonnante : « Il y a eu un petit évènement inopiné au boulot et j’ai alors eu envie initialement d’écrire une BD. Et puis par le biais de rencontres et sous l’impulsion de Pierre Dragon, un ancien des RG, la BD s’est transformée en roman ». Difficile de savoir ce qui se cache derrière « ce petit évènement inopiné » tellement la pudeur de Philippe est palpable.

L’ancien opérateur de la BRI précise qu’il s’est lancé « dans cette opération, cette mission… non, cette aventure, je pense que le terme est plus approprié » avec la même minutie que lorsqu’il « filochait » de dangereux individus ou lorsqu’il partait en intervention avec ses collègues. Plus étonnant, Philippe a écrit ce premier roman « BRI les formes de l’ombre » en deux mois et demi. La qualité du roman ne pourra que vous laissez imaginer le nombre d’heures nécessaires à l’auteur pour l’écrire. « Sur ma lancée, j’écris le tome 2 des formes de l’ombre ».

Pour réussir à intégrer la BRI, le jeune policier a « dû ronger son frein », comme il le dit lui-même. Fraîchement affecté à la capitale, Philippe a débuté sa carrière par des gardes statiques au sein de la toute jeune DOPC (Direction de l’ordre public et de la circulation), puis il a connu le métier d’îlotier, de jour comme de nuit, avant d’intégrer la brigade anticriminalité (BAC) de nuit de Paris, la 75N. « En intégrant la 75N, j’avais atteint l’objectif que je m’étais fixé lorsque je suis rentré dans la police, à savoir intégrer une BAC. […] Le travail de nuit a fini par être véritablement pesant et j’ai alors décidé de passer les sélections pour intégrer la brigade d’intervention (BI), sélections que j’ai réussies. […] La suite était pour moi presque logique, à savoir intégrer la BRI. À l’époque, il n’y avait pas de tests pour intégrer la BRI et l’ancien patron de l’époque, Pascal Carreau, m’a conseillé d’avoir une expérience sur le plan judiciaire. C’est ainsi que pendant quelques années j’ai rejoint la direction centrale des renseignements généraux (DCRG) avant de revenir à la BI. »

« Lorsque j’ai réussi le concours de police, mon père m’a offert un livre, « Mémoires du commissaire Broussard », qui retrace les grandes périodes de la BRI et celles de la brigade anti-commando (BAC). Lorsque mon père m’a offert ce livre, ce qui me faisait rêver c’était d’intégrer la brigade anticriminalité. Et puis, au travers de rencontres et du souvenir des écrits du commissaire Broussard, j’ai fini par intégrer la BRI ».

Philippe raconte son parcours professionnel avec passion. Bien plus que de raconter les différentes étapes de sa carrière professionnelle, il les revit. Chaque étape, chaque rencontre ont eu leur importance pour finir à l’amener à intégrer cette prestigieuse unité que représente la BRI.

La force d’une unité comme la BRI repose sur une préparation sans faille de chacune des missions lorsque cela est possible. Mais comme le souligne l’ancien opérateur, « nous devons également être capables de faire face à des situations non conformes en nous adaptant et en innovant. J’ai un exemple qui me vient à l’esprit. C’était une opération sur laquelle je n’étais pas présent, il y a environ deux ans, rue des Petites Écuries à Paris, pour un dossier terro (NDLR, terroriste). Pour faire l’effrac (NDLR, effraction) de l’une des portes, mes collègues ont utilisé le robot des pompiers. Ils se sont adaptés à la situation tout simplement. »

Philippe aime rassembler les pièces du puzzle pour comprendre et interpeller ceux qui doivent l’être. « Ce qui fait notre différence avec des unités telles que le RAID ou le GIGN, c’est notre double casquette avec la police judiciaire. »

La famille est aussi très importante pour Philippe. La famille BRI est la sienne et celle de tous les opérateurs. « Nous passons autant de temps avec nos collègues qu’avec notre propre famille. Dans ce type d’unité, il est très important que nos proches puissent faire partie de cette grande famille afin de pouvoir comprendre notre engagement. La BRI avec ses différents groupes sont autant de petites familles dans une grande famille. »

Les attentats de 2015 ont été très pesants pour les familles de tous les opérateurs d’unités d’intervention. « Si je prends l’opération à l’hyper cacher de Vincennes, c’est véritablement la première fois que nos familles vivaient en direct notre quotidien et cela a été très difficile pour elles. Le stress et la peur font partie de notre quotidien. Grâce aux techniques d’optimisation du potentiel développées au sein de la police, nous apprenons à canaliser nos peurs et gérer notre stress, ce qui n’est pas forcément le cas de ceux qui nous entourent. » Très intrigué par ces techniques d’optimisation du potentiel, Philippe a suivi en parallèle de ses activités professionnelles des cours de sophrologie et d’hypnose, domaines dans lesquels il est aujourd’hui diplômé.

Nous sommes bien loin de l’image que certaines personnes pourraient avoir de ces hommes en noir shootés à l’adrénaline et casse-cou par nature. « Pour intégrer la BRI, il faut bien évidemment des qualités physiques, mais aussi être extrêmement équilibré sur un plan psychologique et avoir une très grande capacité à évoluer dans des environnements qui peuvent être très changeants. Le matin, vous partez sur une opération de police judiciaire et l’après-midi, vous êtes bipé pour partir sur une intervention. Nous cherchons aussi des personnes qui sont capables d’être autonomes, capables de prendre des initiatives lorsqu’il le faut, mais aussi capables d’appliquer les ordres au pied de la lettre. Dans la colonne d’assaut, lorsque le chef de groupe donne des instructions, il est primordial de les appliquer de la manière la plus stricte, mais aussi de faire face aux situations non conformes en s’adaptant. »

Une fois son livre publié, Philippe a attendu avec une certaine forme d’impatience le retour de ses anciens collègues. « Ces retours ont été positifs, car pour ce roman, mon but était de rendre hommage aux opérateurs et que justement chacun puisse se reconnaître sous les traits des différents personnages. J’ai a priori atteint mon objectif. »

Martial, Samantha, Djamel, Lucas et tous les autres du groupe 80 du roman de Philippe sont attachants et engagés. Tout au long de leurs missions, nous sentons leur volonté de se dresser en bloc contre toutes les formes de violences.

En écrivant ce livre, Philippe a achevé d’écrire un chapitre de sa vie professionnelle. Au travers de ce roman, il a souhaité rendre hommage à ces « formes de l’ombre » en les exposant en pleine lumière. « Par choix de vie », Philippe a décidé de quitter la BRI tout en restant dans la famille police, avec pour motivation de transmettre ses connaissances puisque sa nouvelle mission s’articulera autour de la formation. Nul doute que Philippe a beaucoup de choses à transmettre et chanceux seront les policiers qui croiseront son chemin.

 

Le livre de Philippe Deparis, BRI : Les formes de l'ombre, Mareuil Editions

 

 

 

Seb, Martial, Djamel, Fabien, Lucas et Samantha font partie de la BRI, l’unité d’intervention de la PJ parisienne. Ces six policiers partagent un métier passionnant, risqué mais surtout très prenant.

Entre interventions, entraînements et vie de groupe, la routine n’existe pas dans ce service d’élite surtout quand Nicolai Novic et Sebastian Sdarise, deux dangereux criminels décident de passer à l’action en éliminant leurs rivaux…

Le premier polar haletant et plus vrai que nature écrit par un ancien opérateur de la BRI, Philippe Deparis.

La BRI est la brigade de recherche et d’intervention, aussi connue sous le nom d’anti-gang. Créée en 1964, elle a pour objectif de lutter contre le grand banditisme et depuis 1972 – date de la prise d’otages au Jeux Olympiques de Munich, d’intervenir en formation BAC (brigade anti-commando) sur différents théâtres d’opérations.

 

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