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[C’est quoi...] Le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile

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[C’est quoi...] Le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile

Le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) est responsable des enquêtes de sécurité pour les accidents et incidents graves impliquant des aéronefs civils sur le territoire français ou dans les eaux internationales lorsqu’il implique un appareil volant français.

 

 

Par Théo Zuili du Monde de la Sécurité

Publié le 10 septembre 2021 à 09h24

 

Créé en 1946, le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) dépend du ministère chargé des Transports, son fondement ayant été constitué par la convention de Chicago de 1944 relative à l’aviation civile internationale organisée par l’Organisation de l'aviation civile internationale (OACI).

Des experts pour déterminer les causes d’accidents et garantir la sécurité des usagers

Les missions du BEA sont de « continuer à améliorer la sécurité aérienne et maintenir la confiance du public au travers de ses enquêtes et études de sécurité conduites en toute indépendance avec efficacité et impartialité », de « contribuer à la qualité et l’objectivité des enquêtes à l’étranger auxquelles il participe, a minima pour ce qui concerne les organismes français impliqués » et « d’exploiter et mettre en valeur les données et enseignements de sécurité acquis par le BEA pour la prévention de futurs accidents en aviation civile ». C’est à lui que revient la responsabilité des enquêtes de sécurité pour les accidents et incidents graves impliquant des aéronefs civils sur le territoire français ou dans les eaux internationales lorsqu’il implique un appareil volant français.

Quand un accident ou un incident est déclaré au BEA, ce dernier constitue un groupe de travail et planche sur le recueil des premières informations. « L'enquête de sécurité sur un accident de transport public est un processus complexe, même lorsqu'on dispose des enregistreurs, car, en raison du haut niveau de sécurité atteint par le transport public dans les pays occidentaux, un accident résulte nécessairement d'un enchaînement de plusieurs causes toutes très peu probables. Tous les facteurs possibles doivent donc être passés en revue : la météo, la préparation du vol, le contrôle aérien, l'état de l'avion, la qualification des pilotes, l'organisation de la compagnie, etc., ce qui nécessite un travail considérable de recherche d'informations chez tous les acteurs concernés. »

Une enquête dure en moyenne deux ans, rarement moins, parfois bien plus. « Tant qu'elle n'est pas terminée, le BEA se refuse à spéculer sur des scénarios de l'accident qui n'apportent rien à la connaissance des causes et donc à la sécurité et ne peuvent qu'entretenir le désarroi des proches des victimes et de l'opinion publique. »

Des études et des recommandations de sécurité

Dans le prolongement de ces enquêtes, le BEA peut publier des études de sécurité. Ces dernières se veulent être des outils efficaces pour réduire les risques. Elles peuvent être des analyses d’un type d'occurrence, d’un facteur identifié de manière récurrente dans des événements récents, des états des lieux sur un point spécifique ou des analyses critiques des méthodes d'enquête employées. Selon le résultat de ces études, le BEA peut émettre des recommandations de sécurité.

En 2018, le BEA a ouvert 149 enquêtes concernant le transport commercial, l’aviation générale et le travail aérien, dont 138 accidents. Les accidents non mortels, dont le nombre est bien supérieur, ne font l’objet d’enquêtes qu’en de rares circonstances. Mais en plus de ces enquêtes initiées par le BEA, ce dernier travaille main dans la main avec les autorités étrangères. Ainsi, le BEA a participé à 320 enquêtes la même année, dont 105 accidents. Toujours en 2018, le BEA clôture 107 enquêtes initiées les années précédentes.

Le BEA siège au sein de l'aéroport du Bourget, en Île-de-France. Les locaux se composent de bureaux, de laboratoires et d’un hangar. Le BEA dispose également d’antennes locales à Lyon, Bordeaux, Rennes, Toulouse et Aix-en-Provence. Ils comptent au total 96 personnes en 2019, dont des enquêteurs, des techniciens spécialisés et des ingénieurs.


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