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[Décryptage] Alexandre Benalla face à la justice

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[Décryptage] Alexandre Benalla face à la justice

Alexandre Benalla comparaît à partir de ce lundi 13 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour les violences commises en marge du 1er mai 2018. Les images du chargé de mission de l'Élysée frappant un manifestant place de la Contrescarpe avaient entraîné un scandale politique.

 

 

Par Ugo Maillard du Monde de la Sécurité 

Publié le 13 septembre 2021 à 11h37 

 

Trois ans après l’irruption de l'affaire Benalla, l'ancien chargé de mission de l'Élysée va devoir répondre de ses actes devant la justice. Alexandre Benalla comparaît à partir de ce lundi 13 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris, notamment pour « violence en réunion » et « port d'arme ». L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron sera jugé aux côtés de trois autres prévenus, deux policiers et un réserviste de la gendarmerie. 

C'est avant tout le comportement d'Alexandre Benalla et de Vincent Crase qui sera au cœur du procès. Le 1er mai, le chargé de mission de l'Élysée et l'agent de sécurité de la République en Marche accompagnent en tant qu'observateurs les policiers qui encadrent les manifestations. Or, Alexandre Benalla et son acolyte, qui portent une arme ce jour-là sans en avoir l'autorisation, sortent de leur rôle de spectateur. La justice leur reproche aujourd'hui leurs gestes violents à l'égard d'un couple lors d'une intervention des CRS alors qu’ils portent tous deux un brassard de police. Ils devront aussi s'expliquer sur l'arrestation brutale d'un homme, deux heures plus tôt, au Jardin des plantes. 

Des actes nécessaires ?

Les deux prévenus réfutent les coups et parlent d' « interpellations ». Leur défense invoque les articles 53 et 73 du code de procédure pénale, selon lesquels, en cas de « délit flagrant », ici des jets de projectiles sur les forces de l'ordre, toute personne peut en appréhender l'auteur et le conduire à un officier de policier judiciaire. La juge d'instruction a quant à elle estimé que leur intervention n'était « pas nécessaire », compte tenu de la présence de nombreux CRS. 

Les passeports diplomatiques

Dans un second volet du procès, Alexandre Benalla devra également répondre de « faux, usage de faux en écriture et usage public sans droit d'un insigne » pour avoir continué à voyager, en Afrique et en Israël, avec des passeports diplomatiques, plusieurs mois après son licenciement. L'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron conteste cette infraction. Il encourt jusqu'à cinq ans de prison et 375.000 euros d'amende pour l'ensemble des faits qui lui sont reprochés. Son procès s'achèvera le 1er octobre. 


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