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[Un peu d’histoire] L’attentat de la rue de Rennes

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[Un peu d’histoire] L’attentat de la rue de Rennes

L'attentat de la rue de Rennes est un attentat commis le mercredi 17 septembre 1986 dans le 6e arrondissement de Paris, au 140 de la rue de Rennes devant le magasin Tati et le siège du magazine Le Point.                                                                    

 

 

Par Ugo Maillard du Monde de la Sécurité 

Publié le 17 septembre à 13h29

 

L'engin explosif éclata à 17h20 dans une poubelle municipale fixée au sol sur le trottoir, à trois mètres des vitrines, et fit sept morts et cinquante-cinq blessés. Il s'agit du dernier et du plus meurtrier des quatorze attentats revendiqués par le « Comité de solidarité avec les prisonniers politiques arabes et du Proche-Orient », fomenté par Fouad Ali Saleh pour le compte du Hezbollah libanais. Il avait pour objectif de faire cesser le soutien apporté par la France à l'Irak dans le conflit qui l'oppose à l'Iran et d'obtenir les libérations de trois terroristes détenus en France : Anis Naccache membre du réseau iranien, Georges Ibrahim Abdallah membre du réseau libanais FARL et Varadjian Garbidjan membre du réseau arménien ASALA. Cette période va être nommée « septembre noir » et s'achève définitivement avec l'arrestation de Fouad Ali Saleh le 21 mars 1987 par les policiers de la Direction de la surveillance du territoire et la neutralisation de son réseau.

Une enquête difficile

L'attentat fut d'abord attribué par le ministre de l’Intérieur Charles Pasqua et son ministre délégué à la sécurité Robert Pandraud aux Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL), une organisation communiste à laquelle Georges Ibrahim Abdallah avait appartenu. Robert Pandraud reconnaitra ultérieurement : « Je me suis dit qu’au fond mettre en avant la piste Abdallah ne ferait pas de mal, même si ça ne faisait pas de bien. En réalité, nous n’avions alors aucune piste. »

L’ensemble de la presse française reprit cette thèse, contribuant à alourdir la condamnation de Georges Ibrahim Abdallah à la réclusion à perpétuité. Le juge antiterroriste Alain Marsaud soulignera dans ses Mémoires : « Il est désormais évident qu’Abdallah fut en partie condamné pour ce qu’il n’avait pas fait ».


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