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[Un peu d’Histoire] Mata Hari, dernière danse

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[Un peu d’Histoire] Mata Hari, dernière danse

Le 15 octobre 1917, Margaretha Geertruida Zelle était fusillée pour espionnage. Plus connue sous le nom de Mata Hari, celle qui fut danseuse exotique et espionne durant la Première Guerre mondiale demeure encore aujourd'hui un fantasme avec ces zones d’ombres.

 

 

Par Ugo Maillard du Monde de la Sécurité 

Publié le 14 octobre 2021 à 14h42

 

Margaretha Geertruida Zelle naît aux Pays-Bas le 7 août 1876. Elle voit le jour dans une famille bourgeoise hollandaise, mais elle fait très vite face à la pauvreté. L’entreprise familiale tombe en faillite et dans le même temps, Margaretha perd sa maman alors qu’elle n’a que 15 ans. Très brune et le teint hâlé, la jeune fille dénote du reste de la population, mais joue très vite de son physique jugé par beaucoup « hors du commun » en apprenant les rudiments de la séduction. Très tôt, elle entretient une liaison avec le directeur de son établissement scolaire.

À l’âge de 18 ans, lassée par le train-train quotidien le considérant trop « morne et dénué de folie ». La jeune femme s’envole vers d’autres horizons en épousant un militaire et s’installe en Indonésie. Elle s’initie à la danse orientale et apparaît alors le personnage de Mata Hari. Après avoir perdu son enfant, tout juste né, la jeune femme demande le divorce en 1902 et décide de changer de vie dans un autre pays, une nouvelle fois. Ce sera la France, la ville lumière, Paris, et la folie de ses nuits. Margaretha se présente aux directeurs des grandes salles parisiennes et du Musée Guimet comme une célèbre danseuse venue des îles. Mata Hari enchante le Tout-Paris avec ce personnage fabriqué, façonné qui ne colle pas avec la réalité. Rapidement, elle multiplie les spectacles, gagne beaucoup d’argent et collectionne les jeunes amants.

 

Paris est conquis

Dans les milieux parisiens mondains, Mata Hari séduit très vite. En 1905, un journaliste du Courrier Français assiste à son numéro et écrit : « Elle ondule sous les voiles qui la dérobent et la révèlent à la fois. Et cela ne ressemble à rien de ce que nous avons vu ». L’illusion est parfaite pour celle qui est originaire d’un milieu bourgeois hollandais. Elle parvient à vivre une vie mondaine, entretenue par les nantis de la capitale. De par sa célébrité, la danseuse se produit librement dans toute l’Europe. Mais à l’aube de la Première Guerre mondiale, la mode change. L’heure n’est plus aux sensuelles ondulations orientales de Mata Hari, mais aux majestueux ballets russes. Perdant peu à peu de son influence et de sa richesse, elle retourne dans son pays d’origine jusqu’en 1916.


Une danse avec les espions

Le consul d’Allemagne à Amsterdam lui propose alors de mener à nouveau grand train en échange de renseignements. La danseuse devient espionne. Mata Hari est l’agent H21. Rentrée à Paris, l’ancienne danseuse retrouve sa vie et s’installe au Grand Hôtel. Elle tombe sous le charme de Vadim Maslov, jeune officier et fils d’un amiral russe. Grièvement blessé au front, le jeune lieutenant de 21 ans est soigné dans un hôpital de campagne situé à Vittel. Aveuglée par son amour, Margaretha se met en tête de lui rendre visite, mais doit payer son laissez-passer avec la promesse d’aller espionner le prince héritier de l’Empire allemand, pour le compte du capitaine Georges Ladoux, un officier français du contre-espionnage.

Mata Hari se transforme en agent double. L'espionne se rend en Espagne pour prendre un bateau à destination des Pays-Bas afin de gagner l’Allemagne. Durant la traversée, les services secrets britanniques l’interceptent. Après des heures d’interrogatoire, la danseuse devenue espionne est libérée, mais est contrainte de regagner l’Espagne. Sur place, elle use de ses charmes auprès d’un attaché militaire allemand qui vante alors les mérites de l’agent H21 à ses supérieurs. Malheureusement, ces messages sont interceptés par les Alliés. Le double jeu de Mata Hari est dévoilé.

De retour à Paris le 4 janvier 1917, elle est interpellée le 13 février. Convoquée au palais de justice de Paris le 24 juillet 1917, l’espionne doit se défendre à huis clos face au 3e conseil militaire. Son avocat, l’un de ses anciens amants, est un expert du droit international, mais fait face aux manipulations d’une cour criminelle. Alors que sur le front, des milliers de soldats défendent la nation au péril de leur vie, l’opinion veut faire des exemples. Ainsi, Mata Hari, alias l’agent H21, est déclarée coupable d’intelligence avec l’ennemi et est condamnée à mort.

Le 15 octobre 1917, sur le peloton d’exécution, Mata Hari refuse le bandeau et se tient fièrement face à ses bourreaux. Avant les coups de feu, elle lance un dernier baiser aux soldats. Plus d’un siècle après sa mort, son nom reste ancré dans nos mémoires, symbole du fantasme de la danseuse exotique devenue espionne.

 

 

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